Ma planète, Arrakis, est si belle quand le soleil est bas. Tourbillonnant sur le sable, l’épice forme un léger brouillard. Les étrangers ravagent nos terres sous nos yeux. Je n’ai jamais connu que leur cruauté envers mon peuple. Que deviendra notre monde ?
Chani

C’est parti mon kiki | (c) Warner Bros / Leegndary
Le 22 juillet dernier , le monde a pu découvrir enfin la bande-annonce finale (ou trailer) du film Dune de Denis Villeneuve. Elle avait été précédée en septembre dernier – soit près d’un an d’attente ! – d’une première bande-annonce (teaser). Là où ce dernier avait pour fonction de donner aux fans duniens l’occasion d’un premier coup d’œil sur les choix graphiques du film et sur le traitement de quelques scènes iconiques – dont le test d’humanité – le trailer au contraire est chargé d’allécher le public général.
Une information d’une importance que nous jugeons considérable vient d’être dévoilée : celle de l’octroi d’une licence d’exploitation de la franchise Dune à une société de d’édition de jeux… de table ! S’il ne faisait que peu de doute que la distribution de droits de licence allait s’accélérer en parallèle du développement du film de Denis Villeneuve, cette nouvelle ne peut manquer de nous étonner. La stratégie des héritiers de Frank Herbert n’a en elle-même rien de surprenant, car elle vise à capitaliser sur les occasions passées (ou manquées) de 1986, 2003 et 2007 et s’inspire des modèles existants, en cherchant à faire d’un film un produit d’appel favorisant le développement d’un écosystème de produits dérivés. Par contre, son objet – avec ce choix d’un jeu de plateau comme premier produit dérivé annoncé – peut être perçu comme inattendu… Comment l’expliquer ?
Parions que cette initiative sera suivie par d’autres. De toute façon, on est prévenu dès la préface qui donne des indications sur les prochaines sorties d’inédits signés Herbert (en plus d’Angels’ Fall déjà publié en anglais lorsque High-Opp sort en France, on aura sûrement le droit à A game of authors – comment se passer de la publication d’un roman dont le titre à lui seul est en mesure d’amener de nombreux lecteurs ne connaissant pas forcément l’œuvre de Herbert – « et bien d’autres » comme nous l’indique la préface). Et oui lecteur-consommateur, on te fait saliver par avance, tel Disney qui t’annonce dès aujourd’hui un Star Wars par an durant la prochaine décennie!
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